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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 00:01

 

  (Récits et légendes)




                   La Loire dans son extravagance, forme parfois ça et là, quelques ilots de sable et terre mêlés. A cette époque ancienne, l’on pouvait encore voir, une ile assez grande pour y construire un manoir.

 

Ses occupants, un comte et une comtesse y gardaient le plus précieux des trésors : Jade, leur fille unique. Elle avait bien eu jadis quelques frères, tous morts à la guerre.

C’était une très belle jeune fille, douce, obéissante et d’une grande sagesse. Elle donnait aux pauvres et savait même lire et écrire. La jeune fille, riche héritière de surcroit, grandissait protégée du monde extérieur.  Elle allait maintenant sur ses 16 ans….

Vous imaginez bien, qu’une telle merveille attirait bon nombre de prétendants. Mais les parents trouvaient toujours quelque chose à redire, toujours trop ceci ou trop cela !

 

                                       Mais un matin de printemps …

                    Oui ! Car c’est bien cette nuit là que tout commença !

 

Fanchon, la fidèle servante entra comme chaque matin dans la chambre bleue de la douce Jade. Mais quelque chose n’allait pas. Cette chambre d’habitude si paisible, n’était plus la même. Il y avait un je ne sais quoi de changé. Fanchon examina scrupuleusement chaque détail. Elle aperçu, les escarpins roses de Jade aux pieds du lit, ceux là même qu’elle avait rangé sur l’étagère après les avoir fait briller. Ils étaient là, poussiéreux et avachis, les semelles si usées qu’elle y passa le doigt !

Mon Dieu ! Et si notre belle amie souffrait soudain de ce mal mystérieux, ce mal terrible qui sort les gens du lit et les fait marcher au bord des falaises ou cheminer sur les toits des maisons. Ce mal qui fait si peur, ce mal dont on dit, que si l’on réveille l’infortuné, il meurt sur le champ !

                                  Fanchon s’approcha du lit.
     Jade encore haletante, le visage crispé, la regardait avec stupeur.

-      Que s’est-il passé, ma belle ?

Mais la jeune fille apeurée ne voulu dire mot.

-      Je ne peux rien te dire, tu ne peux rien pour moi

 

Fanchon qui était de la région, savait, qu’il se passait parfois quelques étrangetés, et de ce fait lui promis le silence.

La journée se passa bien, presque normalement. Chacun de voir, la lassitude de Jade, mais à cette âge, les jeunes filles ont parfois de la mélancolie. La comtesse se dit, qu’il faudrait songer à la marier…bientôt.

Le soir arriva enfin et Jade se glissa entre ses draps de soie et s’endormit aussitôt.

Fanchon rangea sur l’étagère, les petits souliers neufs qu’elle avait achetés en cachette, pour ne souffler mot à personne, et y déposa juste à côté, une plume d’oie légère, légère ….Un simple duvet blanc lumineux, et ressortit tout doucement laissant Jade plongée déjà dans un profond sommeil.

Fanchon ne dormit pas cette nuit là. Allongée devant la porte de la chambre bleue, elle guettait le moindre bruit suspect. Et plus les heures passaient, plus elle se rassurait. Cette nuit, elle en était certaine, il ne se passerait rien !

 

Au petit matin, un peu avant l’heure habituelle, elle se glissa furtivement dans la chambre de Jade. A peine avait-elle entrouvert la porte, qu’elle aperçu le duvet blanc, qui brillait dans la pénombre…

Elle entendait la jeune fille respirer rapidement…Les souliers déformés et boueux gisant sur le parquet. Fanchon s’approcha du lit et croyant la jeune fille endormie, souleva doucement le drap léger.

Stupeur, les pieds de Jade, étaient en sang. Cette vision fit monter immédiatement les larmes aux yeux de la servante. Une des ces larmes, tomba malencontreusement sur le pied de la jeune fit, qui se réveilla en hurlant de douleur. Puis rabattant prestement le drap sur elle, Jade, regarda méchamment Fanchon.

-      Mais enfin, puisque je t’ai déjà dit que cette affaire ne te regardait en rien !

Laisse-moi et va t – en !

Mon dieu, comme elle avait changé ! Que c’était-il passé cette nuit encore, pour mettre cette douce enfant dans une si grande rage ?

 

Fanchon ramassa en silence les pauvres escarpins et s’en alla réveiller les parents. Au récit qu’en fit la servante, le comte et la comtesse en firent chamboulés.

             Leur fille unique, la belle Jade, fuguerait donc la nuit ?

 

Pendant que Jade récupérait de sa folle nuit. Le manoir était en ébullition. Ordre fut donné à tous, de surveiller la jeune fille durant la prochaine nuit. L’on fit venir des gardes en armes du village voisin. Chacun eut pour mission, la protection de la jeune fille.

               Lorsque le soir tomba, chacun était attentif à son poste.

Chaque porte et chaque couloir étaient sous haute surveillance.

Le comte fit poster devant la porte de la chambre de sa fille deux solides gaillards armés jusqu’aux dents, sous la fenêtre en contre bas, la patrouille aux aguets, ne laisserait passer personne….

Tout devrait être calme et rentrer dans l’ordre cette nuit. Ainsi l’avait décidé le comte.

Mais à minuit, la jeune fille ouvrit les yeux et à ce moment précis, tous les occupants du manoir s’endormirent.

 

Aux premières lueurs du jour, chacun repris sa place, un peu hébété. Fanchon, qui n’avait pas dormi se précipita près de Jade.

Hélas ! La même scène se reproduisait. Le comte et la comtesse s’engouffrèrent à leur tour dans la chambre bleue. Ils ne purent que constater le mauvais état de Jade. Pas un seul mot d’explication, la jeune fille se mettait à pleurer et détournait son visage. Le mystère restait entier.

 

Le comte eut alors une idée : il fit publier dans toute la contrée, un avis très spécial. Il accorderait la main de sa chère fille - avec une solide dot à la clef- à quiconque délivrerait Jade de ce mauvais sort.

 

Durant les jours qui suivirent tout ce que comptait comme célibataires à cent lieues à la ronde, se retrouvèrent au manoir. Du plus gradé des officiers, au plus humble des forgerons, ils étaient alignés, attendant leur tour. C’est à qui proposerait ses services et ses solutions radicales.

Les jours passaient et rien n’y faisait. Jade était de plus en plus fatiguée, et les prétendants, désabusés, quittèrent un à un le manoir.

 

Lorsqu’un beau matin, un fougueux chevalier se présenta à l’orée du bois.

Il venait de très loin, de ce Haut-Anjou où il était marquis.

                                 Il se présenta au comte.

-      Je suis Hubert, marquis de la Flèche. Je réussirai à délivrer votre fille de ce sortilège car mon cœur est pur, et j’aime Mademoiselle depuis …..

         Mais il s’arrêta tout net. Jade venait d’entrer et lui souriait.

Il allait avouer au comte qu’il était déjà venu la semaine passée, habillé en mendiant. En apercevant la détresse de la douce jeune fille, il avait décidé qu’il reviendrait, cette fois par la grande porte et que lui seul pourrait la sauver.

             Il avait depuis ce jour établi un solide plan de bataille.

Il expliqua au comte, comment il allait opérer dès la nuit suivante.

Pendant ce temps, il dépêcha son fidèle laquais dans la forêt voisine de son château. Il y connaissait une vieille femme, que l’on disait sorcière, et qu’il avait jadis sorti d’affaire. Elle lui avait promis une éternelle reconnaissance.

 

Le soir tombait déjà, lorsque le laquais arriva sur son cheval fourbu, il tendit une petite bourse de velours rouge, que le jeune marquis, s’empressa d’accrocher à son pourpoint.

                                 Tout le monde était à son poste.

Un peu avant minuit, Hubert entra dans la chambre de Jade, précédé par le comte et la comtesse et suivi par une dizaine de gardes armés, sans oublier notre fidèle Fanchon…

Jade, se coucha. Très vite elle plongea dans un profond sommeil, tandis que l’on veillait tout près d’elle............................

                                                                     Yvonne Delisle
A suivre.

                                       
Bonne journée

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 00:01

(Poème d' Yvonne Delisle)


                  J'ai le grand plaisir de vous annoncer la naissance

                                  de mon   " Premier Tome " ....

                                " Désirs de Femme "

 

  

 

 

 

                                Il n'est pas bien grand : 11X20 cm, 

                             pèse 80 pages et mesure 78 poèmes.


               Je compte très rapidement lui donner un petit frère.


                    Vous trouverez un carton d'invitation permanent,

                                              à  droite
 du site.

              
                                     La maman se porte bien……..

 

Bonne journée.

  

                    Le livre Désirs de Femme

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 00:01

  (Poème d' Yvonne Delisle)

                                                                             

 

 

                              Je dessine à l’encre mauve

                              Sur ton corps d’adolescent,

                       Des bouquets de fleurs des champs,

                              Que j’effeuille tendrement.

                              Je dessine à l’encre mauve,

                            Pour graver dans ta mémoire

                           Juste un peu de notre histoire

                             Et faire fuir mon désespoir.

                             Je dessine à l’encre mauve,

                              Ton sourire, ta tendresse

                               Et le don de ta jeunesse

                               D’une plume de caresses.

                                   Je dessine………..

                         …………….. à l’encre mauve…….


                                           Yvonne Delisle

                                        (Désirs de femme)

 





                               Aujourd’hui, je vous propose

                                 une simple grille carrée.

                                   Vous pouvez la monter

                       et l’adapter comme bon vous semble.


                          J’ai ma petite idée, mais vous !...?...!...

                          
                    

 

                Le livre Désirs de Femme

 

Voici la grille

Encre Mauve ........Poème d' Yvonne Delisle

Bonne journée

Encre Mauve ........Poème d' Yvonne Delisle
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:42

   (Récits et légendes) (grilles gratuites)





               Ce soir, c'est le Réveillon....

          Pendant que les parents du monde entier font la fête,
               Mamigoz a le bonheur d'être avec les Petits.
          Avant de les coucher, elle leur raconte une histoire....
              Mais quelle histoire ? Elle en connait tellement ! 
               ....  Avec des fées, des lutins, des Korrigans ?

         Mais  Ronan ne lui laisse pas le temps de chercher...
        Après sa " Gazelle " de Noël, autre chose l'intrigue : 

      " Dis, Mamigoz Pourquoi les girafes ont un grand cou ??? "

                          Et Mamigoz de raconter :

309---La-girafe-brod--e.JPG

    Oh ! C'est une histoire qui a commencé il y a très longtemps...
    A cette époque, les girafes avaient le cou tout à fait normal.
                  Elles vivaient dans un très beau jardin
                  plein de fleurs et de fruits savoureux.
                    Tout y était si beau et si doux,
           Tout sentait si bon, le ciel était toujours si bleu,
                       que l'on pouvait croire au Paradis...
                    Les animaux y vivaient en harmonie,
                              Tous se respectaient,
                               Tous s'appréciaient.
               Les chiens et les chats jouaient ensemble.
                        Les petites souris, les serpents
           et même les araignées, n'avaient que des amis...
                               Oui ! C'était un Paradis !

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       Un très beau Paradis entouré d'une grande muraille ...
       Un mur si haut que l'on ne pouvait voir de l'autre côté.
                   Un mur si long qu'il n'avait pas de fin.
                 Un mur où l'on tournait en rond...Un Mur !


                            Mais un jour, tout a changé !

     Une petite girafe curieuse trouvant sa vie trop monotone
                           décida de " savoir " ........................
                 De savoir pourquoi il y avait là ce mur ?
                                   Que cachait-il ?
                     Et surtout qu' y  avait-il derrière ?
                               A partir de ce jour,
                  elle n'eut de cesse de découvrir la Vérité.

             Elle commença par chercher si dans ce Paradis       
             il n'y avait pas un tabouret....Point de tabouret !
            Une échelle peut-être ?....pas d'échelle non plus.

                    Elle se hissa sur les pattes arrières,
                        elle gagna quelques centimètres....
       Elle ten...dit le cou....quelques précieux millimètres encore...
                    C'est ainsi qu'elle revint tous les jours
                                pendant de longs mois,
                      Au même endroit, à la même heure.
              Et chaque fois son cou s'allongeait...s'allongeait !




                    Bientôt ses petites cornes arrivèrent
                      tout juste au niveau du haut du mur !
                     Encore une petite semaine d'effort
                          et elle saurait....Elle verrait ! 
               La curieuse, mais courageuse petite girafe
          revenait toujours au pied de cette immense muraille.
                                   Plus que deux jours....
                          Demain ! Elle en était certaine...
                         Demain, serait enfin le grand jour !

              Au petit matin, elle se réveilla en pensant :
                 " Aujourd'hui ! Ce sera pour aujourd'hui ! ".
                     La petite girafe hésita un instant....
                                     Puis elle s'élança, 
                   mit les deux pattes avant contre le mur,
                     étira une dernière fois son si long cou...

                  Et là ! Elle resta un long moment stupéfaite !

                      Derrière ce grand mur, il n'y avait rien !
                         Même pas le désert, juste le vide !
                         Il n'y avait rien, mais rien du tout...

             A cet instant le mur s'écroula dans un grand bruit
                 laissant s'échapper tous les animaux hagards
                       courant dans le vide en  tous sens.

            C'est depuis ce temps que les girafes ont un long,
                                          si long cou....
                    et que les animaux sont devenus craintifs.
                       Les chiens courent après les chats,
                 les serpents ne jouent plus avec les souris
                 et que plus personne n'aime les araignées.

                             " Au lit les enfants...
                      demain sera : " l'année prochaine ! "
                   Et sur un dernier bisou de Mamigoz,
                          Ronan remonta sa couette
                  et  rejoignit doucement la petite girafe........




                             Mais c'est une autre histoire !
                                                             Yvonne Delisle


                           TOUTE LA FAMILLE GOZ
                    VOUS OFFRE SES MEILLEURS VOEUX
                                     ET QUE 2008 
                    NOUS PERMETTE DE REVER...ENCORE !

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:36

 (Récits et légendes)  (Grilles gratuites)  


 
                              Ce matin là, dans la maison de Mamigoz,
                            tout le monde s'affairait :

                Tugdual et Ronan ajustaient la couronne d'or
                           sur une grande galette odorante
                       tout juste sortie du four de Mamigoz,
                        lorsque quelqu'un frappa à la porte...
                    Un vent frais s'engouffra dans la maison
               
              en même temps que trois drôles de personnages.

                      Pendant que le plus âgé , Melchior
                     présentait ses hommages à Mamigoz,
                 et que Balthazar L' Africain emmitouflé
              s'extasiait sur la neige rencontrée en chemin,
                   le plus jeune Gaspard, tendit à Ronan
                       un petit paquet joliment emballé
              de papier chamarré et enrubanné de rouge....

               " Tiens ! Ronan ! ....Tu t'appelles bien Ronan ?
                    Voici un paquet que m'a remis Noël !
               C'est pour Mamigoz...Son APN, sans doute ! "
 

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                                     Un peu plus tard
             après avoir remercié Mamigoz pour son café
            et son délicieux gâteau, ils reprirent leur route ....

               Petit Ronan remis le cadeau à Mamigoz :
                      - " Dis ! Mamigoz, pourquoi ?
          Pourquoi, ils étaient déguisés...les Bonhommes ? ...."
               - " Tu ne connais pas les " Trois Rois Mages " ?

                  Mamigoz prit tranquillement une chaise
                     et s'installa près de la cheminée,
             tout de suite suivie par Tugdual et Ronan....

                                " Il était une fois "........ 

                Il était une fois, trois Rois venus d'Orient
                          puis d' Afrique ....pays magnifique !
                Etant tous trois passionnés d' Astronomie,
                ils étaient équipés du tout dernier modèle
                  de télescope existant à cette époque.
            Quand ils ne faisaient pas leurs métiers de Rois,
                ils observaient le ciel, la lune et les étoiles.

                   C'est alors qu' apparut dans la nuit noire
                         une fantastique étoile filante.
                  La plus lumineuse qu'ils n'aient jamais vue.
         Elle s'arrêta et clignota juste au dessus de leurs palais.
                    Ils cherchèrent dans leurs tablettes
               de prévisions, le passage d'une comète...Rien !
                    Ce n'était pas non plus une météorite !

            Mais se souvenant d'une très ancienne légende
              qu'ils se transmettaient de bouche à oreille....
                         " Un jour viendra bientôt 
                 où un signe du ciel changera le monde ! ".

                  Chacun de leur côté, ils décidèrent
           de se mettre en route pour suivre cette étoile.
                       L'Etoile qui n'attendait que cela,
                        se remit aussitôt en route.
                    Elle les guida au-delà des monts,
                           des déserts et des lacs.

                           Melchior, le plus âgé, 
                  décida un soir de faire une pause
                      pour abreuver ses chameaux.
              Il s'arrêta dans une humble auberge.
          Là, à une table, près d'un chandelier d'argent,
              un homme richement vêtu d'habits dorés,
           si absorbé par la lecture d'un gros livre,
       qu'il ne vit même pas le Roi s'approcher de lui.
             Il sursauta....Je m'appelle Balthazar !
                Je suis Roi et je viens d' Afrique .

              Pendant que les hommes, les chameaux et éléphants
                     de leurs suites se reposaient,
         ils passèrent la nuit à discuter de leur voyage
                    et surtout de cette " Etoile ".


                  Au petit matin ils décidèrent
            de faire le reste de la route ensemble....

          En chemin, ils croisèrent une longue caravane
            chargée de présents et de riches soieries.
              Ce n'était autre que le jeune Gaspard
                   ....le troisième Roi de l'histoire.

                 .....Ils reprirent la route ensemble....

             L' Etoile les guidait toujours fidèlement,
         avançant au rythme des chevaux et des chameaux.

                     Mais un jour ! Elle s'arrêta tout net
                    juste au dessus d'une pauvre étable.
                        Ils se regardèrent intrigués....
              Etait-ce possible que cette Etoile Magique
                  leur avait fait faire un si long voyage
             pour se retrouver devant une étable minable ?

                       ......Ils envoyèrent un émissaire
                              ....qui ne revint pas !
                    Puis un autre....qui ne revint pas non plus....
                   Une patrouille cette fois ferait l'affaire !
                    ...Un seul homme ressortit de la cabane.
                        Il se tenait sur le pas de la porte.
                  Son visage radieux rayonnait de mille feux.

                        Les Trois Rois mirent pieds à terre
                        et décidèrent d'entrer à leur tour.
                        Et là, oh surprise, ils virent un bébé
                         couché dans le foin près d'un boeuf.
                           Un peu plus loin, un âne dormait
                visiblement fatigué d'avoir longuement voyagé.

                         Une belle jeune femme brune
                      berçait l'enfant avec tendresse.
                          Plus loin, un homme plus âgé, 
                  assis sur un baluchon regardait entrer
                   avec surprise, les nouveaux visiteurs.

               Il s'appelait Joseph...charpentier de métier ,
                 et veillait sur l'enfant et sa mère Marie                      
                       qui venait de le mettre au monde.

                  Melchior déposa l' or devant l'Enfant, 
                   Balthazar, la myrrhe et Gaspard, l'encens.

                        L'Enfant les regarda un par un
                                     et leur sourit :

                                 Il s'appelait Jésus .


                   Tugdual et Ronan écoutaient Mamigoz
            ne perdant pas une miette de cette belle histoire.
             ...." Et maintenant qui veut de la galette...des Rois " ?

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                                                         Yvonne Delisle

Bonne journée
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:32
  (Récits et légendes)


                           A cette époque,j'avais 12 ans

Nous habitions  dans un magnifique cloître à Ploërmel: les Carmes, planté de camélias,  au centre duquel se trouvait un gisant, représentant deux très beaux personnages allongés : 
                             Un homme et une femme....
.

En fait il s'agissait du tombeau de Phillippe de Montauban,décédé en 1513,  chancelier de la duchesse Anne et de sa femme Anne du Chastelier.
Ce tombeau provenait d'une chapelle des Carmes dont ils étaient les fondateurs.
Ce magnifique gisant fut déposé au centre du cloître qui devient par la suite la gendarmerie.

 
Nous étions toujours perchés dessus, sans aucun respect pour ce chef d’oeuvre….
Un jour ce gisant déménagea, pour se retrouver dans l'aile sud de l’église Saint Armel, où vous pouvez toujours l'admirer.

          Il nous fallait alors, trouver d'autres centres d'intérêt !

              Mais il nous restait de nombreuses sources de jeu.

Outre le cloître pour les beaux jours, nous avions au-dessus ce que l'on appelait " Les Grands couloirs " très pratique les jours de pluie et piste idéale...quoique très bruyante pour les patins à roulettes.
Trois côtés étaient à nous disposition, le quatrième étant occupé par une partie des logements. Nous redoutions la partie deux....étant inhabitée, elle était aussi sans lumière....Le soir pour rentrer, plutôt que d'emprunter cette partie, nous préférions descendre par l'aile gauche et traverser la partie basse de cloître pour remonter par l'aile droite....

                             Nous évitions ainsi les " Fantômes "...

                                 Oui ! Il y avait des fantômes.!

Juste en dessous, dans la partie correspondante basse, se trouvaient de grandes dalles gravées.....pleines de morts !....et chaque soir à la nuit tombante, leurs âmes montaient ...à l'étage supérieur !

                   Et les greniers !...Un jour je vous raconterai.

                 Que de souvenirs dans ces nombreuses cours : 
                              -   La Cour des Chevaux,
                              -   La Cour des Bureaux,
                              -   La Cour des Carmes....

                      Nous aimions bien cette dernière.
 Seul un grillage nous séparait du local du  " Patronage " où s'exerçaient les garçons de la fanfare  : " les Léopards " sous l'égide de l' Abbé Noël, super curé en moto..........................

                       Mais c’est une autre histoire.

      Celle que je vais vous raconter aujourd'hui
                     est moins anecdotique,
     mais fait partie
 de mes souvenirs d'enfance.                            
                    


                              Le fameux combat des Trente

 ...Où trente chevaliers bretons sous le commandement de Jean de Beaumanoir, l'emportèrent sur trente combattants Anglais, Allemands, Flamands et bretons. Cet événement eut un grand retentissement. 

                           Nous sommes en Bretagne en 1351.

  Plus précisément dans la région de Ploërmel-Josselin (Morbihan).

C’est un des épisodes les plus connus de la Guerre de Succession de Bretagne, ouverte dix ans plus tôt  à la mort de Jean III  le Bon, le 30 avril 1341, sans enfants et sans héritier désigné.

La Bretagne est en proie à de très nombreux combats, dont les principales victimes sont les paysans. 

Cette épopée, donne le beau rôle à Jean de Beaumanoir, connétable de Bretagne, Capitaine d’armes du château de Josselin et Gouverneur de cette ville, ému par la détresse des paysans rudoyés par les soldats de Richard de Brandenburg commandant anglais de Ploërmel.

Ploërmel appartient aux Montfort, alors que Josselin, situé à 12 km de là est aux mains des partisans de Charles de Blois.

Pour certains historiens, le Combat des Trente, est plus une " récréation " qu’une bataille de plus dans cette guerre de position.

Las des escarmouches, des raids d’une forteresse à l’autre, Beaumanoir et Brandenburg s’accordent pour organiser une sorte de duel .

      Ils finissent après quelques péripéties, par se mettre d’accord
                                          pour un tournoi.

 

Le 26 mars 1351, un combat épique se déroule près du " Chêne de Mi- Voie "  entre Ploërmel et Josselin. Les trente Bretons de Jean de Beaumanoir s’immortalisent en luttant contre  les trente hommes commandés par Brandenburg.

Brandeburg et huit de ses hommes sont tués ainsi que six hommes de Beaumanoir. (Nous ne comptons pas ici ceux qui décédèrent à la suite de leurs blessures)

D’après la légende, le chef des Bretons, épuisé par la chaleur, et le combat, aurait demandé à boire, ce à quoi, son compagnon Geoffroy du Bois, lui aurait répondu :  

                " Bois ton sang, Beaumanoir, la soif te passera ".

Cette phrase restée dans l’histoire de la Bretagne, demeurera la devise des Beaumanoir.

Les Anglo-Bretons survivants se rendent.
Il était, à cette époque, déloyal de priver les vainqueurs du bénéfice de la rançon.
Car, dans la guerre féodale, on ne cherche pas à tuer sur le champ de bataille, mais à rentabiliser sa campagne, en capturant de riches prisonniers.

 

On peut encore voir sur la lande de Mi-Voie , une ancienne croix qui porte une inscription en lettres gothiques et chiffres romains :

 "   A la mémoire perpétuelles de la bataille des Trente que monsieur le maréchal de Beaumanoir a gagné en ce lieu le 27 mars, en l’an 1351. "

Plus tard en 1819, sera inauguré un obélisque en granit de 17 mètres de haut….. autant à la gloire de Louis XVIII, qu’à celle de nos preux chevaliers !

 

  

              Sur cette plaque, face sud, l'on peut lire cette épigraphe:

                      
" Vive le roi longtemps ! Les Bourbons toujours ! " 

Ici, le 27 mars 1351, trente Bretons, dont les noms suivent, combattirent pour la défense du pauvre, du laboureur, de l'artisan et vainquirent des étrangers que de funestes divisions avaient amenés sur le sol de la patrie.

                         Postérité bretonne, imitez vos ancêtres ".


                                          Quoiqu’il en soit, 
                  ce monument est connu dans toute la Bretagne
                                            sous le nom de :

                            "  La colonne des Trente ".

  

  
 
Bonne journée

                                                       Yvonne Delisle
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:14
(Récits et légendes)

 

                    

Avec les légendes celtes, nous voguons toujours entre le réel et l’irréel, l’ombre et la lumière le fantastique et le divin….

Le Roi Marc, les Chevaliers de la table Ronde, Tristan et Iseult…sont les plus connus, mais bien d’autres existent !.....

Je vais vous raconter aujourd’hui, la surprenante histoire de  Berthe au grand pied, où légende et réalité se confondent.

 

Lorsque Pépin le Bref, décida de prendre épouse, des émissaires furent envoyés dans plusieurs pays à la recherche d’une épouse de bonne noblesse. Mais le roi de parvenait pas à être satisfait.

Un jour un trouvère s’arrêta au château, il avait parcouru une bonne partie du monde et chantait les mérites d’une très belle et très douce jeune fille, aussi intelligente que fine et sage…. Elle s’appelait Berthe et était la fille du Roi de Hongrie.

Pépin lui demanda, pourquoi cette merveille n’était toujours pas mariée ? Le trouvère du se résoudre à lui avouer qu’elle avait  un défaut ….

Un de ses pieds…mais un seul, était trop grand……

Pépin réfléchit un instant ….  Ses pieds restent cachés sous la robe !  …….Puis déclara : Qu’on amène donc Berthe à Paris !

Il fit charger trente chevaux d’or et d’argent, équipa une douzaine de chevaliers le plus richement du monde qui partirent vers la Hongrie.  

Berthe n’était guère enthousiaste de quitter son pays, mais sa mère Blanchefleur la réconforta :

Ma chère enfant, c’est dans la douce France que tu t’en vas, où trouveras-tu  plus beau pays au monde ? Nous ne t’oublierons jamais !

 

C’est ainsi que Berthe partit pour la France. En chemin le convoi s’arrêta au château du duc de Mayence, qui s’étonna de la grande ressemble qui existait entre  Berthe et sa propre fille Alista. Seuls les pieds les différenciaient, ceux d’Alista étaient si petits que l’on eut dit ceux d’une fillette.

Personne ne s’étonna que les deux demoiselles se prennent très vite d’amitié, au point que Berthe demande à Alista de devenir sa suivante et de l’emmener avec elle à la cour de France.

 

Mais la route était encore très longue et Berthe se sentant lasse en arrivant à Paris, fit cette proposition à Alista :

- Chère Alista, ce soir, on me présente au Roi, peux-tu me remplacer, personne ne verra rien, ….Nous nous ressemblons tellement !  

Alista accepta très volontiers.

 Elle s’apprêta, se coiffa et revêtit la plus belle robe de Berthe.

Ainsi parée, elle se rendit à la salle de réception pour la grande cérémonie de présentation.

Tout le monde s’émerveillait de sa beauté et de sa grâce. Pépin n’avait d’yeux que pour elle et la soirée fut parfaite…

Si parfaite qu’Alista décida de continuer à jouer ce rôle et de remplacer définitivement Berthe.

Pour cela, elle paya  très, très cher deux serviteurs qui enlevèrent Berthe au matin et l’emmenèrent en secret dans une épaisse forêt.

Ils avaient ordre de la tuer, mais eurent pitié d’elle, devant tant de beauté, ils l’abandonnèrent et s’en retournèrent à Paris.

La pauvre Berthe erra longtemps dans cette forêt.

         

Un jour elle arriva dans une clairière, devant une petite chaumière. Elle était affamée, les jambes en sang par les épines et les ronces. Epuisée, elle frappa à la porte. Elle fut accueillie par le charbonnier Simon, qui vivait là avec sa femme et ses deux filles.

 C’est ainsi que Berthe vécut neuf ans et demi, dans cette cabane, sans jamais dire qui elle était.

Berthe aurait pu finir ainsi sa vie loin du monde…

Mais c’était sans compter sur obstination de Blanchefleur, sa mère.

Dès qu’elle avait l’occasion, elle envoyait des messages en terre de France, et était inquiète de ne recevoir en réponse que quelques mots brefs.

Alista, et on le comprend aisément, se devait de rester évasive.

Mais un jour, la reine de Hongrie invita  sa fille   à venir la voir…Alista prétexta une maladie qui l’empêchait de voyager.

Blanchefleur décida sur le champ de venir à Paris….Elle ferait le voyage, elle irait voir sa fille, et elle saurait ce qui se passe !

Rien pas même son époux ne l’en dissuaderait !

Et elle se mit en route.

En apprenant cela, Alista eut très peur et elle s’alita sans manger, ni boire dans une chambre sombre aux rideaux tirés, jusqu’à l’arrivée de Blanchefleur.

C’est ainsi que la reine de Hongrie trouva ce qu’elle croyait être sa fille. Elle prit la jeune femme dans ses bras, l’embrassa et la caressa comme l’on ferait d’un enfant malade ……

Mais bientôt, elle remarque que celle qui était dans le lit, avait le visage de sa fille mais avait aussi de tous petits pieds.

Elle s’écarta vivement en s’écriant :

Tu n’es pas ma fille !

Et elle courut raconter au roi cette stupéfiante découverte.

 

Pépin le Bref se mit dans une effroyable colère et fit avouer à Alista sa supercherie, puis il fit venir les deux serviteurs.

Le roi voulut tout d’abord les exécuter, puis lorsque ceux-ci lui annoncèrent  qu’ils avaient laissé la vie à Berthe, Pépin les emprisonna.

Le roi fit rechercher Berthe par tous les hommes disponibles dans la région et alla lui-même par monts et par vaux à sa recherche…C’est ainsi qu’il arriva à son tour devant la chaumière du charbonnier Simon.

Il aperçu une très belle jeune femme qui rapportait une cruche d’eau de la fontaine, il l’observa un instant….Elle avec un grand sabot….juste un seul !

Il se précipita, et la jeune femme prit peur.

- Qui êtes-vous ?

- Suivez-moi…Je suis le roi de France !  

La pauvre Berthe répondit :

Ah ! Mon bon Sire, ne me faites pas de mal ! Je suis la vraie reine de France, la fille du roi de Hongrie, l’épouse de Pépin !

Pépin tout heureux, lui répondit :

Et Pépin, c’est moi !  

Il prit Berthe sur son cheval et ils repartirent pour Paris.

 

Toute cette histoire se finit bien :

Berthe plaida en faveur de tous et Pépin le Bref pardonna.

Seule Alista fut honteusement chassée de Paris.

Les deux serviteurs furent bâtonnés, puis récompensés car ils n’avaient pas tuer Berthe comme ils le devaient, quant au Charbonnier qui ne réalisait toujours pas qu’il avait hébergé la reine de France pendant près de dix ans, il fut élevé au rang de chevalier et reçu  pour armoiries une fleur d’or sur champ d’azur.

Peu de temps après furent célébrées les noces de Berthe et de Pépin.

Ils vécurent heureux de nombreuses années et régnèrent avec sagesse sur le beau et doux pays appelé France.

 

De ce bonheur naquit un enfant qu’ils baptisèrent :

Charlemagne…

 

Nous devons au troubadour Adenet le Roi, un conte celte :

Il s’inspira de cette histoire pour écrire :

«  Li Roumans de Berte aus grans piés « 

 

Pour l’histoire :

Berthe ou Bertrade dite au grand pied,  fille de Caribert II ou Charibert, comte de Laon et de Gisèle d’ Aquitaine.

Epouse Pépin le Bref en 743-744.

Elle est la mère de Charlemagne et de Carloman.

Décédée le 12 juin 783 à Choisy-au-Bac, près de Compiègne.

Elle est inhumée en l’église de l’abbaye royale de Saint-Denis.


Bonne journée et à bientôt pour une autre histoire…….

                                              Yvonne Delisle

 
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:11

    (Récits et légendes) (Grilles gratuites)
  C’est une des plus anciennes histoires  racontées à la veillée,
                               dans le monde entier.




Noé, un brave homme, 

Il vivait tranquille avec femme et enfants dans un petit village en pleine brousse. Une nuit il fut réveillé par une grande lueur et une voix qui s’adressait à lui… Il se retourna vers sa femme qui dormait paisiblement à ses côtés. Un instant il voulut la réveiller…
 Peut-être rêvait-il ? Mais la voix l’en dissuada :
-" Non ! Laisse-la dormir, il sera temps plus tard de lui en parler…! " 

Noé écouta très attentivement, une partie de la nuit, les indications qui lui étaient données. Au petit matin, il se mit fébrilement à la recherche de bois. Il en arrivait de partout. Les voisins intrigués commençaient à poser des questions, le traitant de fou ! Qu’allait-il bien pouvoir fabriquer avec tout ce bois de charpente, ces poutres et autre étoupe ?

A leurs questions Noé se contentait de répondre :

 - " Craignez la colère du Ciel ! Cessez vos orgies et faites pénitence ! " 

Ce à quoi, les villageois, lui riaient au nez et repartaient vers leurs libations et autres turpitudes.  

Noé, qui était plutôt bonasse, s’adressant au ciel…

 - " Seigneurs, si je trouve 100 justes pour m’accompagner dans ce long voyage, pourrais-je les emmener ? " 

Et le Seigneur de lui répondre :
- " Pas de problème, Noé…mais il n’y a pas 100 justes ! " 

Noé reprenait son ouvrage…

Quelques semaines plus tard, la forme d’un bateau se précisant, les voisins revinrent interrompre son ouvrage :

 - " Noé, Pourquoi, construire un si grand bateau, il n’y a point de mer, ni de lac dans la région ! Faut-il que tu sois devenu fou, mon pauvre Noé ! " …Et ils repartaient en riant à pleine gorge…

Noé, mortifié, mais inébranlable dans sa foi, s’adressant au ciel…

 - " Seigneur ! Si je ne trouve que dix juste, les aideras-tu ? ."

 - " Oui, Noé…mais il n’y a pas 10 justes ! " 

Le temps passait et Noé achevait son énorme bateau.

Un matin, sa femme excédée, vient le voir sur le chantier.

 - " J’ai bien honte de vous, mon époux ! Tout le village se moque de nous… Vous êtes la risée de toute la région ! " 

Noé, se retournant souriant vers sa femme :

 - " Allez préparer quelques vêtement chauds et de la nourriture, nous partirons très bientôt pour un très long voyage ! " 

Alors là ! C’en était trop pour elle.
Elle s’écroula et se mit à pleurer.

Noé la consola, tout en lui demandant en plus, de rassembler les animaux qu'ils possédaient, quelques chèvres et moutons et de choisir parmi eux le plus beau couple et aussi le plus solide.

Sa femme prépara, sans dire un mot, les vêtements, la nourriture pour eux et les animaux.... L'important pour elle, étant de quitter ce village où plus personne ne leur adressait la parole.

Elle rangea tout cela  soigneusement, à l’intérieur de bateau. Pendant ce temps Noé, rassemblait tous les animaux de la création.

Un couple de licornes s’amusait, inconscience de la jeunesse, dans la prairie tout à côté.

 - " Mes toutes belles, ne vous éloignez pas, le ciel devient menaçant, il est temps de rentrer, hâtez-vous ! " 

Mais, les petites ne pensaient qu’ à jouer et peu à peu, sans même s'en rendre compte, elles s’éloignaient du bateau.

C’est ce soir là, que le ciel s’obscurcit soudainement, l’atmosphère se fit plus lourde….l’orage menaçait …..Noé rassembla, femme et enfants et quelques couples d’animaux se précipitaient en courant vers le bateau. Les derniers arrivés avaient déjà de l’eau jusqu’ aux sabots.

Noé appela désespérément les jolies licornes, rien à faire …
Elles jouaient dans les flaques en s’éclaboussant joyeusement.

Une voix se fit entendre, et cette fois la femme et les enfants présents, purent l'entendre à leur tour. :

 - " Noé, ferme les portes et remonte la planche, il est grand temps de te mettre à l’abri ! " 

 - " Mais Seigneur, les licornes sont absentes ! " 

 - " Elles sont trop frivoles ! " répondit le Seigneur..." Va ! "

Et c’est bien tristement que Noé referma la lourde porte.

La pluie redoublait de violence et l’eau montait toujours.

Quelques hommes et femmes, rescapés, à cheval sur des troncs d’arbre, criaient leur désespoir tout en frappant le long de la coque du navire.

Noé s’adressait au ciel pour intervenir en leur faveur, mais le ciel restait sourd à ses suppliques.

 

Bientôt le silence se fit à l’extérieur. On n’entendait plus que la pluie qui fouettait, et le vent qui soufflait….

De longs jours passèrent encore dans ce tintamarre.

Mais un matin, Noé fut réveillé par le silence.

Il ouvrit prudemment une petite lucarne et fut presque aveuglé par un rayon de soleil. Il réveilla sa femme et ses enfants, rapidement. Et tout aussi rapidement tout ce petit monde se retrouva sur la passerelle encore humide. Les enfants, tout heureux de se dégourdir les jambes, riaient bruyamment.

Noé essaya de faire le point pour calculer sa position…mais tous les repères avaient disparus sous l’eau.

Il décida d’envoyer un corbeau à la recherche d’un hypothétique coin de terre émergée.

 - " Va mon brave, et reviens nous dire dans quelle direction se trouve notre salut ".

Ne soyez pas surpris, de voir Noé parler avec les animaux, car pour l’occasion, le ciel avait donné parole et compréhension provisoirement, aux animaux rescapés.

L’oiseau noir prit son envol et disparut rapidement à l’horizon.
Noé l’attendit un jour, deux jours…une semaine.

Rien, le bel oiseau noir avait volé jusqu’à épuisement sans trouver où se poser.

Lorsque Noé comprit qu’il ne le reverrait pas, il attendit encore longtemps, que le niveau de l’eau baisse.

La nourriture commençait à manquer et Noé à désespérer, lorsque en levant les yeux, il aperçu un magnifique Arc-en-ciel.

Noé compris que c’était enfin un signe favorable.

 - " Seigneur, j’ai compris ce signe dans le ciel, ce bateau je le baptise 

                                            " Arche "

  en souvenir de cet arc qui forme un pont entre le terre et le ciel. "

Puis il prit sur sa main une douce colombe et lui déposant un baiser sur le bec, il lui dit : 
- " Va ma belle, et reviens nous vite, rapporte-moi une preuve de nouvelle vie".

La colombe s’envola et tourna un instant au dessus de l’Arche puis elle partit à tire d’aile.

Noé scruta l’horizon en vain toute la journée.

Le soir, il commençait à douter, lorsque dans les dernières lueurs d’un soleil couchant, une petite silhouette s’approchait du navire….Noé sentit son cœur battre de plus en plus fort.

Oui ! Oui, c’était bien la blanche colombe qui revenait vers lui..

Quand elle se fut posée sur la balustrade, Noé aperçut dans son bec une brindille, une toute jeune et tendre branche d’olivier.

Noé dirigea son Arche vers le soleil couchant et s’endormit d’un profond sommeil.

Il ne fut réveillé au petit matin, que par l’agitation des animaux.

Que ce passait-il donc ? Noé mit le nez à la fenêtre.

Miracle, il apercevait une terre ferme à l’horizon.
C'était une petite montagne aux flancs  arrondis,  idéale pour aborder en douceur : le Mont Ararat.

Il se prépara aux manœuvres d’accostage tout en remerciant le ciel de les avoir épargnés.

Tous les animaux ne se firent pas prier pour sortir de l’ Arche. Mais une fois sur la terre ferme, Noé se rendit compte qu’il ne comprenait plus leur langage…..

Il eut une pensée émue pour les douces licornes que l’on ne reverrait plus jamais sur terre et comme, il était bon, il pensa aussi à ses anciens voisins que le ciel avait punis de leur débauche…. Il demanda au ciel de leur pardonner….ce qui fut fait.

 

Noé en plus des animaux, avait sauvé quelques plantes. Ce que les animaux n’avaient pas mangé, fut donc replanté, au pied du seul olivier qui avait résisté.

Le sol étant très riche, il ne fallut que quelques semaines pour faire pousser un pied de vigne. Noé offrit quelques grappes à ses enfants. Puis il lui vient l’idée de conserver les bienfaits de cette cueillette.

Il prit quelques grappes, les pressa et les mit dans une jatte.

Ce long voyage l’ayant épuisé, il alla enfin se reposer…et oublia la jatte !
Ce n’est que quelques semaines plus tard qu’il s’en souvint.

Il se versa un petit verre, et le trouva bon…. Il en reprit un autre, plus grand cette fois et le trouva exquis… Il ne s’empêcha pas d’en boire un troisième…et ne s’arrêta que lorsque la jatte fut vidée !

Le Seigneur qui passait par là, le vit écroulé, sous la table.

Il le secoua, mais Noé dormait béatement, heureux.

Le Seigneur leva les yeux au ciel :

 - " Incorrigibles hommes !...C’était bien la peine ! "

Et il remonta en gromelant, dans son royaume…
La prochaine fois, il chargera son fils de sauver l’humanité, ça marchera peut-être mieux  ?...

Mais c'est une autre histoire !
 

                                                                                                            Yvonne Delisle

 

était connu dans son village, pour être juste….
         Le seul juste du coin, aux dires de Dieu lui-même.
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 22:30

 (Récits et légendes) (Grille gratuite)

               Il est un lieu que j’affectionne tout particulièrement 

                   c’est celui de ma naissance, 

       Un 27 janvier….comme Mozart.

              Je suis arrivée dans ce monde à la lueur d’une bougie…

                 Rassurez-vous l’électricité existait déjà !

      Mais les coupures de courant n’étaient pas rares à cette époque,

    en pleine construction de cette grande école militaire de Coëtquidan,

              qui a depuis, vu défiler tant de futures têtes étoilées …

                  Ce camp, au milieu d’une immense forêt, entre Guer et Paimpont, 

    nous servait de terrain de jeu.
 
 Nous étions baignés dans une atmosphère

 propice à la rêverie, bercés par La Légende.

Car s’il est une légende en Bretagne c’est bien celle des Chevaliers de la Table Ronde, Merlin, La fée Viviane, Lancelot du Lac, le Val sans retour…



Tous ces mots qui a eux seuls renferment toute l’âme celte 
et dévoilent une grande partie
de l’imaginaire breton.

Une légende qui a traversé les siècles,
intacte, pour arrivée jusqu’à nous.
Le côté mystique, la bravoure ou la perfidie des chevaliers 
 s’expriment dans cette célèbre épopée des :

Chevaliers de la Table Ronde.

 

Je ne vais pas reprendre toute cette grande et très longue histoire….

Juste vous parler un peu, par bribes, parfois de quelques personnages.

 

Apparemment, tout a commencé par Merlin.

Quel drôle de bonhomme que ce druide, savant, sage vivant à la cour du roi Uther de Pendragon. Il était né, prétend-t-on du diable et d’une jeune vierge. Nous retrouvons beaucoup de versions différentes suivant les époques et l’imagination des conteurs.

Mais c’est un personnage ambigu, mêlant en lui, le  bien et le mal.

La légende raconte encore que le lendemain de sa naissance il parlait déjà ! Qu’il sauva sa propre mère d’une mort certaine. Celle-ci en effet ayant été condamnée à mort pour avoir eut un enfant illégitime, sans être mariée ! … Déjà !

Il vivait donc à la cour d’Uther, au sein du royaume de Bretagne qui à l’époque comprenait : l’Angleterre, le Pays de Galles et notre Bretagne (Armorique). C’est à la mort du roi, que Merlin manœuvra pour faire élire Arthur successeur d’Uther. Arthur, soit dit en passant n’était autre que le fils illégitime d’Uther !... Vu les problèmes qu’avaient eut Merlin à sa naissance et dans sa petite enfance….ce détail n’était pas insurmontable.

Pour arriver à ses fins, il trouva le subterfuge d’Excalibur.

Excalibur l’épée d’Uther, plantée par la magie de Merlin, dans un rocher, tout le monde se souvient de cette histoire. Tous les prétendants officiels au trône, puis les chevaliers envieux, les simples mortels enfin, défilèrent devant ce rocher. Aucun d’eux, même le plus fort des forgerons, ne put faire bouger, d’un cil, cette épée au pommeau d’or serti de pierres précieuses.

Merlin invita donc Arthur, jeune homme fluet mais vaillant à sortir des rangs et à relever, à son tour le défi !

Evidemment, par la magie de Merlin,  dès que Arthur posa la main sur l’épée, celle-ci se déclipa et il n’eut alors aucun mal à la sortir.

Il la brandit, la montra à l’assistance et fut déclaré sur le champ nouveau roi de Bretagne. …

Bien des événements se produisirent ensuite dans la vie de Merlin…

Et un jour il rencontra Viviane !

Il tomba éperdument amoureux d’elle ! Et c’est là que ses ennuis commencèrent vraiment !

Merlin étant devin et enchanteur, il savait probablement ce qui allait lui arriver, mais l’amour est aveugle !

Viviane jeune et très belle femme, mi fée-mi sorcière, un peu l’équivalent de Merlin en version féminine, voulait achever son instruction sur les plantes et autres sortilèges. Par son charme, elle envouta Merlin, qui benêt et déjà âgé, se lassa embobiner !

 Le démon de midi avant l’heure ! Il le savait qu’il allait se faire avoir, mais tomba à pieds joints dans le panneau.

Chaque jour, Merlin allait dans la forêt rejoindre la belle, et chaque jour il lui donnait ses secrets. Jusqu’au jour ou Viviane demanda perfidement à Merlin :

-      Mon Grand Maître,  sais-tu s’il existe vraiment quelque artifice ou sortilège pour s’attacher à jamais un homme, lorsque l’on est une jeune et fragile femme ?

Là Merlin aurait quand même du se douter qu’il ne fallait pas dévoiler cette recette ! Rien n’y fit ! Il raconta qu’il suffisait de tracer neuf cercles autour de l’homme en faisant telles incantations, et le sort était jeté.

Viviane n’y croyait pas trop, c’était un peu simple, somme toute !

Le soir Merlin fatigué, s’endormit dans la forêt de Brocéliande.

Viviane qui l’observait attentivement, eut l’idée de mettre en application cette formule magique.

Elle traça les neuf cercles, en prononçant les paroles fatidiques…..   Merlin aussitôt fut enfermé à jamais dans cette prison magique d’où il ne ressortira jamais.

Viviane regretta ce geste accompli plus par incrédulité que méchanceté. Elle n’avait en effet pas fini d’apprendre  auprès de Merlin, les différentes formules qui auraient pu lui apporter richesse et amour.

 

Lorsque vous vous promenez dans la forêt de Brocéliande, vous trouverez une stèle sur laquelle on peut lire :

Ici a été enfermé Merlin L’Enchanteur par la fée Viviane.

                                                                            Yvonne Delisle


Grille Fan-Club N° 18

Bonne journée

 

       

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 22:41
 

  (Récits et légendes)

    J’étais vraiment très jeune, lorsque je fis  la connaissance
 d ’Anne de Bretagne.

                  A cette époque, il était de coutume dans les institutions religieuses, à la fin de chaque récréation, de  prendre les rangs. Au coup de sifflet nous courrions nous mettre en rangs, deux par deux….nous prenions les distances, mettant la main droite sur l’épaule  droite de la fille du rang précédent. Une fois bien alignées, la Sœur désignait deux filles qui devaient tenir la tête. Celles qui avaient eu  un bon esprit de camaraderie, lors de la récréation. C’était un honneur de conduire cette chenille de filles en uniforme  bleu marine et blanc, marchant au pas et chantant à tue tête :

 C’était Agne de Bretagne

Duchesse sans sabots !

     Nous faisions ainsi un tour de cour, avant de revenir en cours.

               Bien plus tard, j’ai appris comme tout le monde la véritable histoire de cette pauvre Anne qui, pour nous, n’avait même pas les moyens de s’acheter des sabots, quant aux chaussures, ne rêvons pas !....

S’il est une bretonne de caractère….c’est bien elle !

 

Notre petite Anne est née  le 25 janvier 1477 à Nantes.

Ses parents :

François II duc de Bretagne  et Marguerite de Foix, princesse de Navarre, sa seconde épouse.

Jusqu’ici les fées s’étaient penchées sur son berceau…

Mais la réalité était tout autre.

Déjà à cette époque les mariages forcés allaient bon train.

    Très peu de temps avant sa mort, son père doit promettre de ne pas marier sa fille sans le consentement du roi de France…

(Traité de Sablé, nommé aussi Traité du Verger).

Mais quelques mois après cette signature, François II meurt.

Anne devient donc Duchesse de Bretagne.

Deux ans après Anne, qui n’a quand même que 13 ans, se retrouve mariée par procuration à Maximilien D’Autriche et ce malgré ce fameux traité !

Mariage rocambolesque s’il en est !...

Là, j’ouvre une parenthèse, je vais vous raconter :

Mais attention soyez attentifs !

Malgré son jeune âge, Anne était instruite à l' art subtil de la politique. Très attachée à Sa Bretagne, alors menacée par le roi de France, son très proche voisin ambitieux, notre petite Anne choisit tout simplement d’épouser le futur empereur d’Allemagne

Maximilien 1er de Habsbourg.

Et comme il était de coutume à cette époque, Maximilien délégua un de ses compagnons. Celui-ci après avoir chevauché jours et nuits, arriva essoufflé à Rennes. Il lui suffit, selon la coutume de glisser une jambe nue dans le lit d’Anne. Les deux chevilles reliées par une cordelette, authentifieront le mariage.

Apprenant cette liaison, le roi de France réagit violemment.

 De son coté Maximilien, confronté à de graves problèmes avec les Turcs, est bien en peine. Il ne réagit pas assez vite.

C’est ainsi qu’Anne, abandonnée à elle-même, se résigne à épouser Charles VIII.

Ce Charles VIII, qui pendant ce temps était quand même officiellement fiancé à Marguerite d’ Autriche !

Cette Marguerite qui n’était autre que la fille de Maximilien !

Vous me suivez toujours ?

Eh oui ! A cette époque c’était déjà un peu Dallas !

 

Bref ! Après ce premier mariage raté, Anne se retrouva mariée à son premier roi de France Charles VIII, (sous la grosse pression d’Anne de Beaujeu, il faut aussi le dire). Le plus ennuyé dans l’histoire ce fut le pape qui dut annuler ce premier mariage avec Maximilien, en l’antidatant et ce trois mois après !

Là, quelques sept années se passent.

Nous sommes maintenant en 1498, Charles VIII meurt et Anne se retrouve seule à administrer son duché de Bretagne.

Mais une jolie et intelligente veuve, ne peut attirer que des convoitises. C’est ainsi que le futur roi de France Louis XII, pour ne pas perdre la Bretagne, décide de répudier son épouse Jeanne de Valois en faisant casser son mariage par le pape Alexandre VI.

Quelques paperasseries plus loin, Anne se retrouve encore une fois mariée à un roi de France.

De cette bien triste histoire, l’on pourra retenir, comme dans la chanson, les petits sabots d’Anne.

Ils résonnaient de leurs cliquetis, dans les couloirs du château. De jolis petits sabots de bois finement sculptés. Sur le côté l’on pouvait  voir une guirlande de trèfles, emblème d’Anne, et sur le dessus un trèfle superbement travaillé en relief.

Anne meurt au château de Blois le 9 janvier 1514

Tout juste 1 an avant Marignan…

Juste pour vous situer clairement l’époque !

Elle n’a même pas trente sept ans.

Son dernier mari, Louis XII désobéira deux fois à la promesse qui lui avait été faite :

Il consentira au mariage de leur fille ainée, Claude de France, (encore une femme bafouée !)  héritière de Bretagne avec le duc d’Angoulême, héritier de France, futur François 1er.

Il fera inhumer solennellement Anne en la cathédrale Saint Denis, malgré le désir qu’elle avait exprimé de reposer près de ses parents à Nantes. Cependant, son cœur fut enchâssé dans une chape  d’or, reproduisant les contours parfait de son propre cœur.

 Il fut rapporté et déposé entre le tombeau de ses parents, en grandes pompes.  Après bien des péripéties, la chape volée est enfin retrouvée, mais vide.
Elle est maintenant visible au musée de Nantes.

 

Triste destin que celui d’Anne de Bretagne.


Je vous dessinerai le modèle exacte des petits sabots
de notre chère Anne de Bretagne.

Bonne journée.

                                           

 

 

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